Retour sur une journée Jeu de l’Émergence avec des dirigeants du réseau GERME le 15 janvier 2026 à Angers.
Il y a des journées qui confirment, non pas par la théorie, mais par l’expérience vécue, la justesse d’une intention.
Lorsque j’ai animé récemment une demi-journée du Jeu de l’Émergence auprès d’un groupe de managers du réseau GERME, à l’invitation de mon collègue coach, Frédéric Adam (que je remercie pour sa confiance), l’enjeu était simple et exigeant à la fois : leur faire vivre une expérience, et leur permettre de découvrir — ou redécouvrir — leur leadership autrement.
Pas comme un modèle à appliquer.
Pas comme une compétence à optimiser.
Mais comme une dynamique vivante, qui se révèle dans la relation, la situation, le collectif.
Un jeu qui ne classe pas, mais qui révèle
Ce qui est revenu très fortement dans les retours des participants, c’est la capacité du jeu à ne pas enfermer.
« Cela n’enferme pas dans une case ou un stéréotype, mais fait ressortir nos archétypes minoritaires, qui ont en réalité une importance capitale dans notre savoir-faire et notre savoir-être. »
Le Jeu de l’Émergence agit comme un révélateur :
il met en lumière des forces, des fragilités, des zones peu explorées, souvent à l’œuvre dans les moments de tension ou de décision.
« Ce jeu permet de faire apparaître notre mode de fonctionnement en cas de difficulté. Quand ça devient complexe, nos tripes ressortent. »
Ce qui se donne à voir n’est pas une image idéalisée du leader, mais un fonctionnement réel, profondément humain.
La force du collectif au service de l’individu
Autre point saillant : la puissance du cadre collectif.
Bien que le travail touche à l’intime et au personnel, c’est le groupe qui soutient le processus.
« Cela reste du développement personnel, mais ici c’est la force du collectif qui sert l’individu. »
La confiance, la bienveillance et la qualité de présence ont permis un engagement sincère :
« Je me suis sentie à l’aise, sans jugement. J’ai pu me livrer pleinement sur mes ressentis. »
Plusieurs participants soulignent combien le jeu gagne à être proposé lorsque le groupe est déjà constitué, quand un socle relationnel est posé — ce qui en fait un moment particulièrement juste dans un parcours GERME (ici plus particulièrement le parcours « Emergence »).
Un leadership qui se découvre par le corps et l’expérience
Le jeu ne commence pas par l’analyse, mais par l’expérience.
Parfois déroutante au départ :
« La première étape paraissait un peu abstraite, mais avec le recul, elle permet de rentrer en douceur et en légèreté dans le processus. »
C’est précisément là que quelque chose se joue : avant de comprendre, il s’agit de vivre.
Et de laisser émerger des prises de conscience fortes :
« J’ai compris que ce que je voulais — être capable de dire non — allait me mettre dans une position différente de mon fonctionnement de base. Cela va me chambouler au début. »
Ce type de déplacement intérieur est souvent décisif dans un parcours de dirigeant.
Un jeu exigeant, profondément transformant
Les mots qui reviennent sont forts :
« Impactant, imprégnant, bousculant, fabuleux ».
« C’est une introspection totale, qui bouscule mais qui est très impactante. »
« J’ai été bluffé. Cette journée a été riche en découvertes et en apprentissages. »
Plusieurs participants soulignent également la qualité de l’animation, la précision du questionnement, la capacité à ajuster le cadre dans un temps contraint — éléments essentiels pour que le jeu déploie toute sa puissance.
Une expérience à sa juste place dans les parcours de managers
Un point fait largement consensus : le Jeu de l’Émergence prend toute sa valeur en fin de parcours, ou à un moment où la confiance est installée.
« Très complémentaire de l’ennéagramme. À programmer plutôt en fin de parcours Emergence. »
Il ne vient pas expliquer.
Il vient mettre en mouvement, ouvrir, déplacer, relier.
Cette journée a pleinement rempli son intention initiale :
offrir un espace d’expérience, de révélation et de mise en sens,
au service d’un leadership plus incarné, plus conscient, plus vivant.
C’est précisément là que, pour moi, le jeu trouve sa profondeur et sa justesse.



